18 novembre 2017 6 18 /11 /novembre /2017 07:16

 

La mort dans l'esprit des français

La mort, très présente dans l’esprit des Français

Loup Besmond de Senneville
Selon un sondage que publie La Croix en exclusivité, deux tiers des Français pensent régulièrement à leur propre mort ou à celle de leurs proches.

Les chiffres sont pour le moins surprenants.

Un sondage OpinionWay (1) réalisé pour le Service catholique des funérailles et dévoilé par La Croix révèle que les Français sont nombreux à penser à la mort.

Loin de l’image du tabou souvent véhiculée, cette enquête montre que 65 % des Français pensent « souvent » ou « de temps en temps » à la mort de leurs proches, 59 % à la mort de manière générale et 57 % à leur propre mort. Ils sont davantage encore à penser régulièrement à leurs proches décédés, puisque c’est le cas de 8 Français sur 10.

« Ces chiffres conduisent à relativiser l’idée selon laquelle la mort est un tabou absolu dans nos sociétés. La mort est acceptée, les gens y pensent souvent et c’est un sujet qui compte », commente Pascal Hintermeyer, sociologue qui travaille sur cette question depuis de nombreuses années et dirige, à Strasbourg, l’École doctorale des sciences humaines et sociales.

Il relève en particulier la place qu’occupent dans nos esprits les défunts qui furent nos proches : 61 % des personnes interrogées disent que ceux-ci jouent un rôle important dans leur existence. « Ils font partie de la vie des Français, et lorsque ceux-ci pensent à la mort, c’est souvent à travers eux. La mort, c’est avant tout la séparation d’avec les proches. »

La finitude n’occupe pas seulement les pensées : on en parle. 72 % des sondés estiment qu’il est positif de parler de ses proches décédés, et 63 % que c’est le cas pour la mort en général.

Et un peu plus d’un Français sur deux (58 %) affirme qu’il lui est facile de parler de proches décédés.

Ceux qui, en revanche, sont plus réservés évoquent pour beaucoup (64 %) la pudeur, ou le fait que les morts n’ont, selon eux (28 %), pas de place dans notre société.

Autre élément important de ce sondage : les sentiments associés à la disparition d’un être connu ou cher. Un tiers des Français lient spontanément la mort à la tristesse et un quart à la peur. Seuls 15 % d’entre eux relient la mort et « le désir de vivre plus intensément ».

De même, le souvenir de proches décédés est majoritairement, pour les sondés, une source de nostalgie et de tristesse.

Des éléments qui s’expliquent, selon Christian de Cacqueray, le directeur du Service catholique des funérailles, par une sécularisation croissante de la société.

En témoignent les réponses à une autre question de cette étude, qui montrent que les Français croyant à l’existence d’une vie au-delà de la mort sont nettement minoritaires (lire encadré). « L’homme a longtemps été stimulé par la conscience de sa finitude, analyse-t-il. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

Pour ce spécialiste, qui a fondé il y a près de vingt ans le Service catholique des funérailles à la demande de l’archevêque de Paris, le cardinal Jean-Marie Lustiger, notre société réduit sa vision de la mort à une forme d’« obscénité »« La seule manière de voir la mort dans notre société est de l’associer à la peur et à la tristesse. Or mécaniquement, si un sujet suscite la tristesse, c’est qu’il nous fait mal, et donc nous allons avoir tendance à vouloir nous en protéger », poursuit-il. Il plaide activement pour que la mort soit d’abord vue comme un élan vital, qui « apporte à l’homme une sagesse de vie ». Une manière selon lui de « l’apprivoiser » pour « être en paix avec elle ici et maintenant, tous les jours de sa vie ».

(1) Sondage réalisé les 11 et 12 octobre par OpinionWay pour le Service catholique des funérailles, selon la méthode des quotas, par questionnaire auto-administré en ligne auprès de 1 024 personnes.

 

http://www.seraphim-marc-elie.fr/

 

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Published by Orthodoxes d'Europe - dans Actualité à méditer

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