27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 07:38

CROIX spiritualite

 


Et ayant pris avec Lui Pierre et les deux fils de Zébédée, Il commença à être attristé et affligé.

Alors Il leur dit: Mon âme est triste jusqu'à la mort; demeurez ici, et veillez avec Moi.

Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! (Mt 26 ; 37 - 39)

 

Dès le début de son existence, l'humanité a été confronté aux dangers : maladie, bêtes sauvages, clans adverses, ravage du temps... La question de la survie biologique de l'individu et de l'espèce se posa avec acuité. Par pallier à cela, l'homme dû développer sa force et sa puissance soit physiquement, soit par son ingéniosité.

Salvateur face au danger, cette recherche de puissance est sans doute dévoyée aujourd'hui dans notre société post-moderne. L'esprit de compétition qui la caractérise né de la nécessité de produire plus et plus vite font de la recherche de l'efficacité rentable, la quête de nombreux dirigeants.

 

Contrairement aux époques passées, l'athéisme a déraciné la société, faisant que l'existence de la plupart se situe au niveau horizontal. L'accumulation de biens, la multiplication des divertissements, deviennent des buts en soi, comme autant de signes de la puissance personnelle. Pourtant...Pourtant nous restons des êtres humains, suspendu entre l'Éternité et le néant. Pourtant nous restons essentiellement fragiles, ontologiquement vulnérables.

Quelque soit notre situation sociale, nos masques intérieurs et extérieurs, nous sommes ontologiquement fragile, ne fut-ce que par notre mortalité et l'angoisse existentielle qui en découle.

 

Comment surmonter cette fragilité ?

 

Par l'ivresse ? Dans l'alcool, la drogue, le sexe débridé, la vitesse, l'addiction au jeu. Petites successions de frissons pour masquer la béance de la blessure, anesthésies temporaires qui ne parviennent pas calmer la peur.

 

Par l'angoisse ? Parfois l'inconscient utilise l'angoisse pour tenter d'oublier sa fragilité. Paradoxe d'un esprit humain désemparé, on préfère une angoisse plus palpable que la lancinante voix de notre vide intérieur. Certains s'inquiète de leur santé, d'autres de leur boulot, d'autres des contingences inévitables de la vie terrestre. On voudrait être plus en forme, plus mince, plus jeune, plus beau. On n'est pas content de son emploi, on voudrait être mieux payé, avoir plus de temps, faire quelque chose de plus conforme à notre nature.

Vouloir évoluer pour un mieux est en soi une bonne chose, mais être obsédé par une situation insatisfaisante et en faire le centre de ses préoccupations détruit la sérénité et promet une insatisfaction permanente.

 

Par l'orgueil ? Masque des masques, l'orgueil, la suffisance, la fatuité sont les signes d'une fragilité immense qu'on masque par des paillettes et de la fausse force. Mais l'illusoire n'est jamais que l'illusoire et le château de l'orgueilleux n'est qu'un édifice pathétique, fait de sable et construit au bord de la mer du temps.

 

Par la faiblesse ? La fragilité n'est pas la faiblesse. La fragilité est inhérent à la nature humaine, elle fut assumée entièrement par le Christ au jardin de Gethsemani. Elle est normale et saine. La faiblesse par contre est une fragilité exagérée, multipliée, hypertrophiée, une fragilité qui a submergé l'être tout entier. Certains se noie dans leur faiblesse au point de s'en repaître, de s'en détruire, de s'étouffer sous les complexes, sous le dolorisme. Ils s'anéantissent eux-mêmes, écrasés par la vie, ils sombrent dans un océan de plaintes et de dépréciation d'eux-mêmes entrainant souvent leur entourage à leur suite. 

 

Comment vaincre réellement la fragilité ? En l'acceptant ! En l'embrassant comme une amie, comme ce qui fait réellement de nous des êtres humains, comme une  sourcChrist Gethsemane prayere inépuisable de créativité. En acceptant notre fragilité avec dignité comme le Christ l'accepta dans ce jardin le soir de son arrestation.  En l'acceptant, dis-je, nous la transcendons, nous cessons de mettre desbarrières et nous nous ouvrons à l'action du Christ guérisseur. Peu à peu, l'Architecte des Mondes fermera nos failles, nous raffermira et nous rendra réellement fort. Nous serons alors pl ein, non  d'une superficielle et mondaine assurance mais d'une force invincible et d'une vraie puissance qui n'est pas de ce monde.

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Published by Orthodoxes d'Europe - dans Spiritualité

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