28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 03:23

 

Croix bleu

 

Saint du jour : Saints Romain et Lupicin, abbés dans le Jura (460)

 

Prière de saint Ephrem le Syrien

Seigneur et Maître de ma vie,

l’esprit d’oisiveté, de découragement,

de domination et de vaines paroles,

éloigne de moi.

L’esprit d’intégrité, d’humilité,

de patience et de charité,

accorde à ton serviteur.

Oui, Seigneur et Roi,

donne-moi de voir mes fautes

et de ne pas juger mon frère,

ô Toi qui es béni aux siècles des siècles. Amen.

 

Ouverture

O Dieu, viens à mon aide !

Seigneur, hâte-toi de me secourir !

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

Comme il était au commencement et maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen !

 

Méditation

« N’oublions cependant jamais que chacun a son chemin, sa vocation propre et qu’aucun chemin n’est en soi supérieur aux autres. Celui qui est consciencieux de son âme, celui qui est fidèle dans son élan vers la Divine Trinité, celui qui combat le mal comme un soldat, tous cheminent vers Dieu et toutes les routes vers Dieu sont merveilleuses.»

Saint Evêque Jean de Saint Denis (1905-1970)

 

Psaume 34 (suite)

Venez, mes fils, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur.

Quel est l’homme qui aime la vie, qui désire une existence longue et heureuse ?

Préserve ta langue de l’impiété et tes lèvres des paroles mensongères. 

Eloigne-toi du mal et fais le bien, recherche la paix et garde-la.

Les yeux du Seigneur sont sur le juste, ses oreilles sont attentives à ses cris.

La Face du Seigneur se détourne de ceux qui font le mal, Il efface de la terre leur souvenir.

Les justes crient, le Seigneur les entend, Il les délivre de toutes leurs angoisses.

Le Seigneur est près de ceux qui ont le cœur brisé, Il sauve ceux dont l’esprit est abattu.

Nombreux sont les malheurs du juste, mais de tous le Seigneur le délivre,

Il garde tous ses os, aucun d’eux ne sera brisé.

La méchanceté cause la mort des pécheurs, les ennemis du juste seront châtiés.

Le Seigneur rachètera l’âme de ses serviteurs,  et aucun de ceux qui espèrent en Lui ne redoutera le châtiment.

 

LECTURES

 

Ancien Testament : Genèse 43

La famine continue à peser sur le pays de Canaan. La famille de Jacob a fini de manger tout le blé rapporté d'Égypte. Alors Jacob dit à ses fils : « Repartez en Égypte nous acheter un peu de nourriture. » Juda lui répond : « Le gouverneur égyptien nous a dit clairement : “Je ne vous recevrai pas si votre frère n'est pas avec vous.” Si tu acceptes d'envoyer Benjamin avec nous, nous irons t'acheter de la nourriture. Mais si tu refuses, nous n'irons pas. En effet, le gouverneur nous a dit : “Je ne vous recevrai pas si votre frère n'est pas avec vous.” » Jacob leur dit : « Pourquoi est-ce que vous avez dit à cet homme que vous aviez un autre frère ? Vous m'avez fait du tort. » Ils répondent : « Le gouverneur nous a posé beaucoup de questions,  sur nous et sur notre famille. Il nous a demandé : “Est-ce que votre père est encore vivant ? Est-ce que vous avez un autre frère ? ” Nous avons seulement répondu à ses questions. Nous ne pouvions pas savoir qu'il allait nous dire :

“Faites venir votre frère.” » Juda ajoute : « Père, laisse venir Benjamin avec moi. Nous devons partirsi nous voulons rester en vie, toi, nous et nos enfants. Nous n'avons pas envie de mourir. Je me tiens pour responsable de lui. Tu pourras me demander des comptes si je ne le ramène pas. S'il ne revient pas auprès de toi, je porterai cette faute devant toi toute ma vie. D'ailleurs, si nous n'avions pas attendu si longtemps, nous aurions eu le temps  d'aller deux fois en Égypte et de revenir. »

Jacob leur dit : « Eh bien, nous n'avons pas le choix. Voici ce que vous allez faire : prenez dans vosbagages de bons produits de notre pays pour les offrir à cet Égyptien. Emportez un peu de résine, un peu de miel, de la gomme, du ladanum, des pistaches et des amandes. Rapportez l'argent que vous avez trouvé dans vos sacs de blé : c'était peut-être une erreur. Prenez aussi une deuxième somme d'argent. Maintenant, repartez voir cet homme avec Benjamin. Que le Dieu tout-puissant touche son cœur pour qu'il ait pitié de vous et qu'il laisse revenir Siméon et Benjamin ! Moi, je vaisrester sans enfant, comme si je n'en avais jamais eu. » Les frères préparent les cadeaux et les deux sommes d'argent. Puis ils repartent en Égypte  avec Benjamin. Ils se présentent devant Joseph. Quand Joseph voit que Benjamin est avec eux, il dit à son intendant : « Conduis ces gens chez moi. Fais tuer une bête et prépare-la. À midi, ils mangeront avec moi. » L'intendant fait ce que

Joseph lui a commandé et il conduit ces hommes chez son maître. Quand on leur demande d'entrer dans la maison de Joseph, ils ont peur. Ils pensent : « C'est à cause de l'argent remis dans nos sacs de blé pendant le premier voyage. Ils vont tomber sur nous et nous faire du mal. Ils vont prendre nos ânes et faire de nous des esclaves. » Au moment d'entrer, ils s'approchent donc de l'intendant et lui disent : « Pardon, Monsieur l'intendant. Nous sommes déjà venus une première fois pour acheter de la nourriture. En rentrant, quand nous nous sommes arrêtés pour la nuit, nous avons ouvert nos sacs. Et chacun de nous a retrouvé son argent à l'ouverture de son sac. C'était exactement la somme que nous avions payée. Donc, nous la rapportons aujourd'hui. Nous avons une autre somme d'argent pour acheter encore de la nourriture. Nous ne savons pas qui avait remis l'argent dans nos sacs. » L'intendant répond : « Soyez tranquilles, n'ayez pas peur. C'est votre Dieu,le Dieu de votre père, qui a mis un trésor dans vos sacs. Votre argent à vous, je l'ai bien reçu. » Ensuite, il libère Siméon. Il fait entrer tous les frères chez Joseph. Il leur apporte de l'eau pour qu'ils se lavent les pieds et il donne de l'herbe à leurs  ânes. Les frères préparent les cadeaux en attendant l'arrivée de Joseph à midi. Ils comprennent en effet qu'ils vont manger là, avec lui. Quand Joseph arrive, ils lui présentent les cadeaux qu'ils ont apportés. Et ils s'inclinent jusqu'à terre devant lui. Joseph leur demande comment ils vont, puis il ajoute : « Vous m'aviez parlé de votre vieux père. Comment va-t-il ? Est-ce qu'il est encore vivant ? » Ils répondent : « Oui, ton serviteur, notre père ,va bien, il est encore vivant. » Ils s'inclinent de nouveau jusqu'à terre. Puis Joseph voit Benjamin, son frère, le fils de sa mère. Il demande : « Vous m'aviez parlé de votre plus jeune frère. Est-ce que c'est lui ? » Et il lui dit : « Que Dieu te bénisse, mon enfant ! » Quand Joseph voit Benjamin, il est très ému, et ses yeux se remplissent de larmes. Il  sort rapidement et va dans sa chambre pour pleurer. Puis il se lave le visage et revient. Il cache ses sentiments et dit : « Servez le repas ! » On sert Joseph seul à une table et ses frères à une autre table. Les Égyptiens invités chez lui mangent aussi à part. En effet, ils ne peuvent pas manger avec les Hébreux, leur religion leur interdit cela. Les frères sont assis en face de Joseph. On les a placés par rang d'âge, de l'aîné au plus jeune. Ils se regardent les uns les autres, ils sont très surpris. Joseph leur fait servir les plats qui sont sur sa table. Il fait donner à Benjamin un plat cinq fois plus rempli que les plats de ses frères. Et ils boivent beaucoup de vin avec Joseph.

 

Ancien Testament : Jérémie 17, 5 à 11

Voici ce que le SEIGNEUR dit : « Celui qui éloigne son cœur de moi, qui met sa confiance dans les hommes et cherche sa force dans les moyens humains, qu'il soit maudit ! Il ressemble à un buisson sur un sol stérile : il ne verra pas le bonheur arriver. Il restera parmi les pierres du désert, sur une terre salée où personne n'habite. Mais celui qui met sa confiance en moi et qui s'appuie sur moi, moi, le SEIGNEUR, je le bénis. Il ressemble à un arbre planté au bord de l'eau, qui étend ses racines vers une rivière. Quand la chaleur arrive, il n'a peur de rien, ses feuilles restent toujours vertes. Même une année de sécheresse ne l'inquiète  pas, il porte toujours des fruits. « Le cœur humain est plus trompeur que tout ! Personne ne peut le guérir, personne ne peut le comprendre. « Moi, le SEIGNEUR, j'examine les pensées et les désirs de tous. Ainsi, je peux traiter chacun selon sa conduite, selon le résultat de ses actions. Celui qui devient riche de façon malhonnête ressemble à une poule qui a couvé des œufs qu'elle  n'a pas pondus. Au milieu de sa vie, ses richesses l'abandonnent, et à la fin, il est là, stupide. »

 

Evangile selon Saint Luc 16, 19 à 31

Il y avait un homme riche qui s’habillait de pourpre et de lin fin, faisant chaque jour de joyeux festins. Un pauvre, du nom de Lazare, gisait près de son portail, tout couvert d’ulcères, et désirait calmer safaim en mangeant ce qui tomberait de la table du riche, mais c’était plutôt les chiens qui venaient lécher ses ulcères. Or il advint que ce pauvre mourut, emporté par les anges dans le sein d’Abraham ; le riche aussi mourut et fut enseveli ; et dans le séjour des morts, étant dans les tourments, il lève les yeux et voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.  Alors il éleva la voix et dit : « Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau et rafraîchir ma langue, car je suis au supplice dans cette flamme ». Abraham lui dit : « Mon enfant, souviens- toi que tu as reçu ta bonne part pendant ta vie, et Lazare a reçu la mauvaise : maintenant ici il est consolé, et toi tu souffres ; d’autre part un grand abîme a été établi entre nous et vous, de sorte que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne le puissent pas, et on ne passe pas non plus de là vers nous ». Alors il dit : « Je te prie donc, père, de l’envoyer à la maison de mon père, car j’ai cinq frères, pour qu’il témoigne auprès d’eux, de peur qu’eux aussi ne viennent en ce lieu de tourments ! » Abraham lui dit : « Ils ont Moïse et les prophètes, qu’ils les écoutent ! » L’autre reprit : « Non, père Abraham, mais si quelqu’un d’entre les morts va vers eux, ils se convertiront ». Abraham lui dit : « S’ils n’écoutent pas Moïse ni les prophètes, même si quelqu’un ressuscitait des morts, ils ne seraient pas convaincus ».

 

Intention de prière

Aie pitié de moi, Seigneur, selon ta grande miséricorde, 

Kyrie eleison !

Dieu tout puissant, tu créas toutes choses par ta sagesse,  accorde-moi dans ta bonté de fouler les têtes des dragons invisibles.

Amen !  

 

Prière à la Mère de Dieu

Salut, o Reine, Mère de miséricorde,  notre vie, notre douceur, notre espérance !

Enfants d’Eve exilés, nous crions vers toi !

Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

O toi, notre avocate, tourne vers nous tes regards miséricordieux

Et Jésus le fruit béni de tes entrailles, montre-le nous après cet exil

O clémente, o Très bonne, o très douce Vierge Marie !

 

Clôture

Que le Seigneur Jésus Christ nous bénisse !

Rendons gloire à Dieu, notre Père pour toujours ! Amen.

 

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Published by Orthodoxes d'Europe - dans Prières et méditation

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ne laissez jamais quiconque vous dire qu’afin d’être Orthodoxe, vous devez aussi être Oriental.

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Saint Jean Maximovitch