6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 01:40

Charles-de-Foucauld-Portrait.jpg

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer.

Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout.

S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas. Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'il nous aime, ce serait le ciel ; le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas.

Racontons-nous souvent la double histoire des grâces que Dieu nous a faites personnellement depuis notre naissance et celle de nos infidélités ; nous y trouverons...de quoi nous perdre dans une confiance sans bornes en son amour. Il nous aime parce qu'il est bon, non parce que nous sommes bons ; les mères n'aiment-elles pas leurs enfants dévoyés ?

Et nous trouverons de quoi nous enfoncer dans l'humilité et la défiance de nous.

Cherchons à racheter un peu nos péchés par l'amour du prochain, par le bien fait au prochain. La charité envers le prochain, les efforts pour faire du bien aux autres sont un excellent remède à opposer aux tentations : c'est passer de la simple défense à la contre-attaque. 

Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara 

Lettre du 15/07/1916 (Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777) 

Partager cet article

Repost 0
Published by Orthodoxes d'Europe - dans Spiritualité

Eglises Orthodoxes 

dans le Monde

Recherche

Orthodoxie

IMGP1078

“Jamais, jamais, jamais,

ne laissez jamais quiconque vous dire qu’afin d’être Orthodoxe, vous devez aussi être Oriental.

L’Occident a eu la pleine Orthodoxie mille ans durant, et sa vénérable Liturgie est bien plus ancienne que n’importe laquelle de ses hérésies.”

Saint Jean Maximovitch