5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 00:26

CROIX spiritualite

 

Pouvons-nous croire le Seigneur et ses témoins sur parole ?

 

- le prophète David : « le Seigneur aime son peuple »(149,4) ; « le Seigneur est plein d’amour » (102, 8) ; « je veux chanter éternellement l’amour du Seigneur » (88, 2) ; « sa miséricorde est éternelle » (135)

 

- les autres prophètes : « Je t’aime » (Is.43, 4) cf. Apoc. 3, 9 ; « Je t’aime d’un amour éternel » (Jér. 31, 3)

 

- la parole de Jésus : Saint-Jean 3, 16, etc. ; 11 ; « Je vous aime comme le Père m’aime » (15, 9) ; « le Père Lui-même vous aime » (16, 27) ; la prière de Jésus pour nous : 17, 9 ss

 

- l’apôtre Paul : « le Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi » (Gal 2,20); « Voici une preuve de l’amour que Dieu a pour nous… » (Ro 5, 8) ;

-  l’apôtre Jean : « Dieu nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19)

Nous pouvons les croire à cause de leurs actes et du témoignage de leur vie.

 

Le Seigneur manifeste-t-Il son amour dans l’Histoire ?

 

- la création : Gen 1, 2-3, amour de Dieu à travers la bonté des créatures, attestée par Dieu ; par son Esprit-Saint, Il veut leur donner la vie en plénitude ;

 

- l’accompagnement de son peuple : appel d’Abraham, qui devient l’ami de Dieu ; les prophètes amis de Dieu  (Am.3, 7 ; 7, 15) ; cf. l’anaphore de saint Basile

 

- l’Incarnation (« Il est descendu du Ciel pour nous chercher et Il a fait en sorte que la parole qu’Il nous adressait et la vue qu’Il offrait de lui-même nous fussent parentes », voir en C. VI, 57), la Mort glorieuse (Nicolas Cabasilas  voir en La vie en Christ. VI, §76 et §12 et suivants : l’amour fou du Christ), la Résurrection, le Don du Saint-Esprit à la Pentecôte, la fondation de l’Eglise, de la sainte Tradition et des sacrements

 

- le Retour glorieux, la Résurrection universelle, le Tribunal redoutable

 

- la révélation de lui-même au Baptême (cf. ikos de la Théophanie), sur le Mont-Thabor  

 

Pouvons-nous connaître par expérience l’amour que le Seigneur a pour nous ?

 

- Il nous a donné la vie selon la chair, l’existence

 

- Il nous comble de bienfaits matériels, affectifs, culturels : tout bien a sa source première en lui ;  le bonheur

 

- Il nous a donné la vie selon l’Esprit : Il a permis que nous le connaissions, que nous soyons baptisés et que nous participions à la vie de son Eglise

 

- Il nous donne ses commandements de vie et nous assure du salut

 

- Il nous regarde (icône), Il nous bénit (par le prêtre), Il se donne lui-même en nourriture (eucharistie), Il parle à notre cœur dans la prière, Il place sur notre chemin des personnes qui nous aiment et nous font du bien, Il nous sauve dans des circonstances fâcheuses, quelquefois de la mort, Il nous fait rencontrer des saints, Il nous parle par son saint Evangile et  par le témoignage de ses saints

 

- Surtout, Il  nous fait le don de l’Esprit sans lequel nous ne pouvons rien connaître de  l’amour du Père pour nous ; par le Saint-Esprit, Il nous inspire de l’amour pour lui et pour le Père : un des plus grands signes de l’amour que Dieu a pour nous c’est qu’Il nous rende capables de l’aimer, transcendant ainsi son incompréhensibilité ;

 

- Il  nous donne la capacité d’être illuminés et d’acquérir la connaissance de lui-même par le SaintEsprit ;

 

- saint Macaire : « Le Dieu infini, inaccessible, incréé, s’est corporéifié, par l’effet d’une douce bonté, infinie et inconcevable ; Il s’est, pour ainsi dire, rapetissé lui-même par rapport à sa gloire inaccessible pour pouvoir s’unir à ses créatures invisibles, je veux dire aux âmes des saints et des anges, afin qu’ils puissent participer à sa divinité… Le Dieu infini et incompréhensible, dans sa douce bonté, s’est rapetissé lui-même, a revêtu les membres de ce corps et l’a enveloppé, en descendant de son inaccessible gloire. Par mansuétude et par amour pour les hommes, Il se métamorphose, se corporéifie, se mélange aux âmes saintes qui lui sont agréables et fidèles ; Il les enveloppe et devient avec elles « un Esprit », selon le mot de Paul (1 Co 6, 17). Il devient, pour ainsi parler, une âme pour l’âme, et une substance pour la substance, afin que l’âme puisse vivre dans la divinité, avoir le sentiment de la vie immortelle et participer à la gloire incorruptible, si du moinselle en est digne et si elle est agréable à Dieu… Que l’homme s’efforce seulement d’être aimé de lui et de lui plaire, et il verra expérimentalement et  sensiblement les biens célestes, les délices ineffables et les richesses infinies de la divinité… C’est ainsi qu’Il s’est montré à chacun des saints pères, comme Il l’a voulu et trouvé bon, d’une manière à Abraham, d’une autre à Isaac… Dieu est donc apparu à chacun des saints comme Il l’a voulu, pour les reposer, les sauver et les mener à la connaissance de Dieu. »

Ailleurs, saint Macaire dit que Dieu n’abandonne pas l’âme qui le cherche, « qui vient à lui et le désire avec ardeur » : « Poussé par son propre amour et par la douce bonté qui lui est propre, Il s’attache étroitement à son intelligence et devient un seul Esprit avec elle… Le Seigneur devient  l’héritage de l’âme, et l’âme l’héritage du Seigneur… » ;

 

- l’action miséricordieuse de Dieu à notre égard se manifeste donc par la présence du Saint-Esprit : inspiration, connaissance du Père, vision spirituelle, louange, glorification, repentir

 

- une preuve que Dieu nous aime c’est qu’Il maintient en nous le désir de le chercher, par la prière et l’application des commandements ; quand nous nous sommes éloignés de lui par nos péchés, Il revient nous chercher et nous conduit au repentir ; bien souvent, à cause de nos péchés, Il aurait dû nous abandonner à l’indifférence et à l’insensibilité spirituelle ; mais dans sa miséricorde, Il a blessé notre cœur de la nostalgie de sa familiarité ; 

 

- l’amour de Dieu pour nous se manifeste comme pardon (miséricorde) : Il me pardonne même l’impardonnable

 

- ce qui est admirable, c’est que Dieu puisse nous aimer alors qu’il n’y a rien d’aimable en nous 

 

- si l’amour de Dieu envers nous se manifeste par ses dons matériels et spirituels, il est également présent dans l’épreuve : maladie, mort, ruine n’éloignent pas le croyant de Dieu et ne signifient pas que Dieu a cessé d’aimer son serviteur ;

 

- dans son amour Il me fait participant de son amour, c’est-à-dire de sa divinité : au sein de l’épreuve (maladie, agonie, etc.) le croyant aime le Père, et tous les hommes et, comme les martyrs, il prie pour le monde et pour ses ennemis

 

- Dieu manifeste son amour pour nous en habitant en nous comme amour pour lui, pour autrui et pour le monde (l’Esprit-Saint crie « Père ! » dans notre cœur, ou « Seigneur Jésus ! »)

 

- enfin, l’amour de Dieu pour tous les hommes et particulièrement pour chacun de nous ne cesse d’être vivant quand nous le rejetons par nos péchés, quand les hommes le bafouent par la convoitise, la course au profit, l’injustice sociale et la guerre : bafoué, humilié, trahi et crucifié, l’Amour en personne qui est Dieu ne cesse d’être amour – quoi que tu me fasses, que tu m’aimes ou me haïsse, Je t’aimerai parce que Je suis le Dieu-Amour.

 

Conclusion : 

La vie n’est pas autre chose que la réponse que nous faisons à l’amour que Dieu a pour nous. L’être humain aime en réponse.

http://www.sagesse-orthodoxe.fr

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Published by Orthodoxes d'Europe - dans Spiritualité

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