29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:25

rond

Infortuné maire de Brou, accablé de protestations pour avoir fait scier le crucifix de la grille d’entrée de son cimetière. Si on ne peut même plus scier tranquillement des crucifix, où va-t-on ? Ce pauvre maire est d’autant plus choqué qu’il se dit « catholique pratiquant » mais qu’il a du, dans cette affaire, « mettre ses convictions de côté ». C’est un pratiquant du dimanche comme d’autres sont pêcheurs. Et puis, la commune n’a-t-elle pas voté un budget de 350 000 € pour les travaux de l’église de Brou ? Ça c’est l’aspect le moins intéressant de la « loi de séparation »… Après tout, pour éviter ces dépenses aux communes, le mieux ne serait-il pas de rendre à l’Église toutes ses églises, chapelles, monastères qui ont été tout simplement volés par l’État. Les anciens pays du Bloc de l’Est sortis de la barbarie soviétique s’y emploient de nos jours. La France serait-elle le dernier pays soviétique d’Europe ? On n’ose le croire, n’est-ce pas… Infortuné maire de Brou tout subitement promu à la notoriété nationale à cause d’un crucifix scié. Il s’en serait pas passé de cette notoriété que des « blogs chrétiens » lui ont gagnée… Notamment le blogue Itinerarium de Vivien Hoch qui, me semble-t-il, est le premier à avoir exposé au plan national ce vandalisme antichrétien local. Lequel Vivien Hoch récidive, en quelque sorte, dans un long article de ce matin, qui vaut la peine d’être lu… D.H.

Comment Philippe Masson, maire de Brou, aurait-il pu imaginer de telles retombées en enlevant une croix métallique placée sur le portail du cimetière local ? Lors d’une réunion municipale, Marie Scheffer-Arth, conseillère municipale d’opposition, interpelle l’élu sur la présence de cette fameuse croix.

« Des Broutains seraient venus lui rappeler que ce signe religieux n’avait pas sa place à cet endroit » explique le premier magistrat. N’ayant jamais eu connaissance de cet emblème, Philippe Masson a tout de même pris note de cette remarque. En égratignant cette élue, « cette nouvelle venue au sein du conseil. En tant que dernière arrivée, elle a voulu se faire remarquer. Certaines fois, on nous fait des remarques sur les poubelles, sur l’aménagement. Cette fois-ci, c’était cette croix. Elle ne se doutait pas alors des retombées ». Le maire s’est donc retourné de suite vers l’association des maires de France. « Son service juridique m’a rapidement contacté. En me signalant une jurisprudence. Selon l’article 28 de la loi de 1905 relative à la séparation de l’Église et de l’État », il est interdit à l’avenir d’élever ou d’apposer un signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières.

Durant l’été, Philippe Masson a autorisé les services techniques à l’enlever. Sans le savoir, cette action a suscité une vive émotion au sein de la communauté religieuse de la commune et du canton. Avec au premier rang, l’abbé Didier Henry, responsable de la paroisse Saint-Romain aux Marches du Perche. « Cette histoire nous a dépassés. Nous avons maintenant l’ordre de ne pas réagir sur ce sujet » explique l’homme de foi.

« L’Abbé Henry a été choqué, voir outré. Je le comprends. Comme je comprends le lancement de la pétition… La religion est toute sa vie. Dès le début de cette affaire, il y a eu un manque de communication de part et d’autre. Je lui ai expliqué que je ne pouvais pas faire autrement ». Catholique pratiquant, « j’ai dû mettre de côté mes convictions. Je suis un représentant de l’État. Et faire respecter la loi dans ma commune. L’Abbé l’a très bien compris. Comme je lui ai dit, Dura Lex, Sed Lex (N.D.L.R. : la loi est dure mais c’est la loi) ». Localement, « la situation s’est apaisée » se félicite le maire. Mais l’histoire de la croix du cimetière de Brou a déjà dépassé les frontières du Perche. Et elle a été reprise au niveau national : « la radio Notre-Dame a réalisé une chronique à ce sujet. D’ailleurs, je tiens à préciser que ce ne sont pas les pompiers qui l’ont retirée mais bien les services techniques. Bien sûr, notre employé communal est un pompier volontaire. Mais il n’a pas agi avec sa tenue d’homme du feu ». Ce n’est pas tout.

« Les blogs chrétiens se sont également emparés de cette soi-disant affaire…» note Philippe Masson. « Ces personnes, une minorité, ont fait l’amalgame avec les manifestations et les violences » en réaction au film “Innocence of Muslims” qui se poursuivent dans de nombreux pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie.

« Quand on aborde un sujet religieux, c’est comme une poudrière. Prête à exploser à la moindre étincelle. Pour notre croix, j’ai juste fait appliquer la loi ! » s’exclame l’élu. « Le pire de tout, c’est que ces gens ne connaissent même pas l’histoire ». Et la situation n’est pas encore prête à se calmer. « Je reçois de nombreux mails incendiaires, insultants… Ces personnes sont à côté de la plaque ! Cela donne des frissons dans le dos » ajoute-t-il. Des remarques également blessantes, « pour un maire d’une commune qui a débloqué 350 000 euros pour des travaux de l’église ! Peu de villes de notre taille le font ».

Philippe Masson est également « chagriné de recevoir des messages avec des propos xénophobes par rapport aux personnes musulmanes qui n’ont rien à voir avec ce dossier ».

Pour s’être mis en conformité avec la loi, le maire subit les foudres, « d’une minorité. Nous ne touchons quand même pas à un calvaire ou un crucifix. Simplement une croix métallique que personne ne remarquait depuis bien longtemps. Il est maintenant temps de passer à autre chose. Nous avons d’autres sujets à traiter ! ».

Source : Itinerarium

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Published by Orthodoxes d'Europe - dans Persécutions - Justice - Paix

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